Les célébrités du Bugey

Membres remarquables de la Société

MEMBRES REMARQUABLES DE LA SOCIETE LE BUGEY

BOISSIEU (de) Henri,
Né le 25 décembre 1871 à Varambon (Ain) – décédé le 28 mai 1912 à Tenay (Ain).
A fait ses études à la faculté des lettres de Lyon.
Botaniste, meurt d'un accident en mission scientifique.

Publications :

  • Sept Siècles de bienfaisance laïque et de charité chrétienne : les hospices civils de Lyon, 1902.
  • Les Ombellifères de Chine, d'après les collections de l'Académie internationale de géographie botanique, 1906.
  • Les Origines de l'Aumòne générale de Lyon : l'Aumône temporaire de 1531 et l'institution de l'Aumône permanente, 1907.
  • La Question des classes moyennes, ce que la Belgique fait pour la résoudre. Extrait de la Quinzaine du 1er juillet 1906.
  • Rôle social du grand propriétaire foncier, 1905.
  • Société d'économie politique de Lyon. Une Pépinière d'émigration vers les villes, rapport présenté à la Société, le 8 janvier 1904 , 1904.
  • L'Usine au logis à Lyon et à Saint-Étienne, 1904.

CHAGNY André, abbé
Né le 21 juillet 1872 à Pont-de-Vaux (Ain) – Décédé le 11 septembre 1965 à Lyon (Rhône)
Historien et écrivain français.
Nommé professeur d'histoire à l'Institut catholique de Lyon, il a publié un très grand nombre d'ouvrages et d'articles, généralement illustrés par les photos de G. L. Arlaud
membre de la Commission du Vieux-Lyon (1926)
Auteur de nombreux articles dans la revue Le Bugey, entre 1909 et 1964, notamment sur les militaires du Bugey

CHARBONNET Jean, chanoine
Né le 4 août 1912 à Trévoux (Ain), décédé à Trévoux le 21 août 1996.
Etudes aux Chartreux de Lyon et à l’Institut catholique de Paris.
Ordonné prêtre à Belley en 1935.
Professeur au Grand Séminaire de Belley, responsable de la zone pastorale de Belley en 1963, archiprêtre de la cathédrale en 1976.
Vice président de la Société Le Bugey pendant 14 ans
Auteur de nombreux articles publiés entre 1980 et 2006 dans la revue Le Bugey, notamment sur le clergé bugiste.

CORNATON Armand
Né à Jayat (Ain) en janvier 1908, décédé en 1981 à Belley (Ain).
Etudes à Bourg, Grand Séminaire de Belley, prêtre en 1933.
Professeur au Petit séminaire de Meximieux, puis curé de Torcieu en 1942 et d’Arbignieu en 1951.
Secrétaire de la Société Le Bugey en 1968 puis secrétaire perpétuel en 1979.
A publié dans la revue Le Bugey quelques articles de 1970 à 1973.

DALLEMAGNE André (Baron)
Né le 15 mai 1865 à Nuits-Saint-Georges (Côte d’Or), décédé le 10 octobre 1960 à Belley (Ain).
Membre fondateur de la Société Le Bugey
Conseiller municipal en 1919 puis maire de Belley de 1925 à 1943.
Secrétaire perpétuel de la Société de 1919 à 1950.
Auteurs de nombreux articles publiés dans la revue Le Bugey entre 1914 et 1956.
Auteur de l’ouvrage Histoire de Belley paru en 1933.

DESBROSSE René
Né à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) en 1934, ancien instituteur, paléontologue émérite et de renommée internationale.
Professeur général au collège Saint-Exupéry à Montceau (histoire, géographie, grec et latin). En 1974, chargé de mission au CNRS il travaille au service d’un laboratoire d’histoire naturelle à Paris avant de rejoindre l’institut de paléontologie humaine pour poursuivre son activité dans la recherche sur la préhistoire. Spécialiste du Jura méridional au Grand Baille à Leymiat, à Pierre-Châtel à Virignin, à Abri Gay puis à Colombière à Poncin, mais aussi sur toute la préhistoire pour la période du Paléolithique supérieur période allant de -40 000 à – 100 000 ans d’Europe et d’Asie centrale.
A publié de nombreux articles entre 1966 et 1981 dans la revue Le Bugey.
A été vice-président de la Société Le Bugey de 1981 à 1988.

DOMINJON Pierre
Né le 8 octobre 1910 à Belley (Ain) , décédé le 27 février 2003 à Belley (Ain).
Avocat au barreau du département de l’Ain, député de la circonscription de Belley de 1946 à 1951. Rapporteur à l’Assemblée de plusieurs textes de loi, notamment la loi dite Marthe Richard.
Spécialiste reconnu de géologie et tout particulièrement des fossiles.
Président de la Société Le Bugey en 1981 après en avoir été vice-président. Nommé
président d’honneur après son décès.
A publié de nombreux articles entre 1961 et 1993 dans la revue Le Bugey.

JUILLÉRON Marcel, abbé
Né à Hautecourt (Jura) le 3 janvier 1899, décédé le 8 janvier 1982 à Belley (Ain).
Etudes à Belley à l’Institution Lamartine, licencié en Histoire de l’Art, et retour en 1930 comme prêtre professeur de seconde à l’Institution Lamartine. Curé de Virignin.
Adhère à la Société Le Bugey en 1930, archiviste-bibliothécaire en 1947 et secrétaire perpétuel en 1951.
A publié de très nombreux articles entre 1935 et 1979 dans la revue Le Bugey.

LA BATIE Paul
1903 – 2003
Diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Lyon.
Infatigable défenseur du Patrimoine. Participe à la création en 1967 de l’association culturelle « Sites et monuments du Valromey », membre fondateur de la fédération « Sites et monuments de l’Ain » devenue « Patrimoine des Pays de l’Ain ».
Est à l’origine de la restauration de nombreux monuments. Créateur du musée rural de Lochieu.

LAGIER-BRUNO Lucien
Né en 1900 à dans le Briançonnais, décédé au Bourget-du-Lac (Savoie) en 1985.
Etudes à Briançon, puis à Grenoble, ingénieur TPE.
Participe aux travaux du tunnel du Chat, des ponts de Lucey et de La Balme.
Vice-président de la Société Le Bugey de 1972 à 1981.
Auteur de nombreux articles parus dans la revue Le Bugey entre 1965 et 1984.

Publications :

  • L'administration municipale de Lucey sous la Restauration sarde 1818-1860.
  • L’archéologie en Savoie, présentation générale, le Petit-Bugey-Savoyard, Viuz, Faverges, Saint-Cassin, Arbin, Cognin, Histoire de Savoie, 1966-1972.
  • Les Blocs à cupules et à bassins de la région Yenne-Belley, Belley, Imprimerie du Bugey, 1973.
  • Charles Dullin et son terroir, 1979.
  • Cinq découvertes archéologiques sur les bords du Rhône Savoyard-Bugiste.
  • Commune de Loisieux et de la Chapelle-Saint-Martin (Savoie). Le site archéologique de "Le Villard", Belley, Imprimerie du Bugey (1971).

MAY Jacques
Né le 14 mars 1912 à Belley (Ain), décédé le 6 mars 1992 à Belley (Ain).
Etudes au collège Lamartine, puis à Lyon (doctorat de droit).
Vice-président de la Société Le Bugey en 1960 puis président en 1972.
A publié dans la revue Le Bugey quelques articles entre 1963 et 1972.

MÉHIER Louis
Professeur de mathématiques, naturaliste : mycologie et linguiste.
1914/1915, école de Lhuis.
1916-1922, Institution Lamartine à Belley.
Professeur de mathématiques à l’Institution Saint-Pierre à Bourg.
Auteur de nombreux articles sur la toponymie bugiste, publiés entre 1982 et 1990 dans la revue Le Bugey.

Publications :

  • Monographie du patois de Lhuis. Belley, Impr. du Bugey, 1977.

PERCEVEAUX Paul
1923-2008
Il a fait toute sa carrière dans l’enseignement, à Bourg et à Lyon. Il est surtout connu comme écrivain, mais il avait aussi une vive passion pour la peinture. Sa première exposition, en 1959, à la Papeterie des Terreaux à Lyon puis à Saint-Maurice-de-Beynost, où son épouse Hélène était institutrice, fut un succès. Ses talents littéraires et artistiques lui valurent de faire partie dès 1960 du comité de rédaction de « Visages de l’Ain » qu’il dirigea, à partir de 1970, après la mort du docteur Gauthier.
A publié de nombreux articles entre 1951 et 2008 dans la revue Le Bugey.

Publications :

  • Histoire du Valromey, Montbarbon, 2009.
  • Aux flancs du Colombier, Montbarbon, 2007.
  • Histoire de Montluel, Merolle, 1978.
  • La Dombes à travers les âges, 1970.

RAQUIN Henri
Agrégé de lettres, professeur au lycée Ampère de Lyon, archéologue (époque gallo-romaine)
A publié quelques articles entre 1936 et 1990 dans la revue Le Bugey

Publications :

  • Une famille bugiste, Paul Bourde, (1851-1914).
  • Imbert de Grolée, sénéchal de Lyon, 1938.
  • Notes sur deux inscriptions latines du Bugey, 1939.
  • Les Origines bugistes de Farouk Ier, roi d'Egypte, 1939.

SAINT-PIERRE Jean
Né en 1915 à Belley (Ain), décédé en 1982 à Belley (Ain).
Avocat au barreau de Belley.
Président de la Société Le Bugey de 1947 à 1972. Président honoraire de la Société.
Il a eu la lourde tâche de faire renaitre la Société après la Seconde guerre mondiale.

SEYSSEL CRESSIEU Henri (comte de).
Né le 30 septembre 1900, décédé le 10 février 1989 à Musin (Magnieu).
Président de la Société Le Bugey de 1936 à 1942, puis président honoraire.
Maire de Magnieu de 1930 à 1944.
Excellent conférencier.

SEYSSEL CRESSIEU Marc (comte de)
Né le13 juin 1861 à Montgeroult (Val-d'Oise) –Décédé le 21 août 1922 à Musin (Magnieu).
Membre fondateur de la Société Le Bugey (1908).
Historien du Bugey. Il fait partie de l'une des plus vieilles familles de la noblesse savoyarde.
Maire de Magnieu, (Ain).
A publié de nombreux articles entre 1909 et 1922 dans la revue Le Bugey, notamment une histoire du Bugey.

Publications :

  • Inventaire des biens meubles et des titres de Barbe d'Amboise, comtesse douairière de Seyssel-La Chambre, 1574-1575, 1892.
  • Jean-Baptiste Royer, évêque constitutionnel de l'Ain, puis métropolitain de Paris, 1732-1807, 1911.
  • La Maison de Seyssel, ses origines, sa généalogie, son histoire, d'après les documents originaux, par le Cte Marc de Seyssel-Cressieu. Ouvrage illustré de planches et portraits hors texte et de plusieurs écussons en couleur et suivi de notes sur les familles alliées, les fiefs et les propriétés, 1900.
  • Recueil d'anciens inventaires.

TOURNIER Joseph, chanoine
Il est né à Champfromier (Ain) le 25 avril 1854 et mort à Belley (Ain)le 14 juillet 1938, précurseur de l'archéologie, de l'étude de la préhistoire et de la géologie du département de l'Ain.
Il a fait ses études au petit séminaire de Belley, puis au grand séminaire de Brou de 1872 à 1875. Professeur en classe élémentaire au collège de Thoissey, il est ordonné prêtre le 1er septembre 1878. Il enseigne durant 13 années en tant que professeur de la classe supérieure de français. Il est nommé curé de Contrevoz en 1891, curé et archiprêtre de Saint-Rambert-en-Bugey en 1900, chanoine titulaire.
A publié de nombreux articles entre 1909 et 1927 dans la revue Le Bugey.

TRENARD Louis
1914-1994
Professeur agrégé de lycée dans la région lyonnaise, professeur de faculté à Lille.
Directeur de la Revue du Nord qu’il a fait prospérer pendant 32 ans, directeur du Centre régional d’études historiques de Lille. Son œuvre historique est considérable: près de 400 ouvrages, articles, participations à des livres portant principalement sur les années 1600 à 1850. Spécialiste d’histoire de la culture et des mentalités, il a fait largement progresser l’histoire de la région lyonnaise et surtout celle du Nord-Pas-de-Calais.
En collaboration avec sa femme Gabrielle, professeur d’histoire et de géographie, il publie à Belley dès 1951 un important ouvrage sur Le Bas Bugey, la terre et les hommes. Cette collaboration s’est renouvelée plus tard avec la rédaction de L’histoire du diocèse de Belley, parue à Paris chez Beauchesne en 1978.
A été secrétaire perpétuel de la Société Le Bugey en 1981 puis président de 1989 à 1994.
A publié de nombreux articles entre 1949 et 1994 dans la revue Le Bugey.

Publications concernant la région Rhône-Alpes :

  • L'Evolution de l'économie agraire dans le Nord-Ouest de la Dombes depuis 1914, Lyon, Imprimerie de M. Audin , 1947.
  • Le Bas-Bugey : la terre et les hommes, Belley, Soc. nationale des entreprises de presse , 1951
  • Commerce et culture, le livre à Lyon au XVIIIe siècle, Lyon, Éditions de la Guillotière , 1953
  • Lyon, de l' Encyclopédie au Préromantisme, histoire sociale des idées, Grenoble, Impr. Allier , 1958
  • Routes de France depuis les origines jusqu'à nos jours, Paris, Association pour la diffusion de la pensée française, 1959
  • L'Exemple d'un rattachement à la France : la Savoie, Bruxelles, Fondation C. Plisnier, 1961.
  • La Formation de Lamartine, Lyon et Belley, Mâcon, 1969.
  • Le diocèse de Belley, Paris, Beauchesne, 1975.
  • Les eaux dans le Bas, 1959.
  • Lyon, de l'Encyclopédie au romantisme, Lyon, 1955.
  • La Révolution française dans la région Rhône-Alpes, 1992.

VINGTRINIER Emmanuel
Né le 4 septembre 1850 à Poncin (Ain) – Décédé le15 octobre 1931 à Poncin (Ain)
Avocat et historien.
Historien de Lyon. Rédacteur à la Revue du Lyonnais (1875).
Son œuvre évoque avec passion et nostalgie le vieux Lyon avant les grandes réalisations d'urbanisme de la fin du 19e siècle.
A publié de nombreux articles entre 1912 et 1931 dans la revue Le Bugey.

Publications :

  • Le théâtre à Lyon au 18e siècle, 1879.
  • Le crime de Balthazar Gérard (1584), in Mémoires de la Société d'émulation du Jura, 1873
  • Esquisses Jurassiennes. Max Claudet, statuaire Salinoise, 1880
  • La vie lyonnaise, autrefois, aujourd'hui, ill. de Jean Coulon, 1898
  • Le Lyon de nos pères, ill. et eaux-fortes de Joannès Drevet, 1901
  • Vieilles pierres lyonnaises, ill. et eaux-fortes de Joannès Drevet, 1911 (nouvelle. éd. 1987)

Personnages célèbres de la province du Bugey

PERSONNAGES CELEBRES DE LA PROVINCE DU BUGEY

BRILLAT-SAVARIN Jean-Antelme (1755 – 1826)
Naissance à Belley le 2 avril 1755, dans la maison familiale située aujourd’hui au n° 62 de la Grande Rue. Issu d’une famille de juristes (son père, Anthelme, est procureur du Roi à l’Election de Belley, un de ses frères est magistrat), il fait ses études au collège de la ville, puis rejoint la faculté de droit à Dijon.Par la suite, il devint avocat au barreau de Belley.

Elu député du Tiers-Etat aux Etats Généraux en 1789, il siège à l’Assemblée Constituante. Il fut tour à tour Président du Tribunal civil de l’Ain, puis juge de cassation. Dans un contexte de terreur, il apparut comme modéré, et fut destitué le 10 août 1792. Il fut élu malgré tout Maire de Belley en 1793. Dénoncé par le parti montagnard, il fut accusé de fédéralisme, d’être l’auteur de troubles à « Belley régénéré », et d’avoir conspiré contre la Révolution.
Convoqué devant le Tribunal révolutionnaire, il s’enfuit en Suisse, puis passe en Hollande, accompagné du Baron Jean-Antoine de Rostaing, commissaire à l’Armée des Alpes.

En juin 1794, à Rotterdam, ils embarquent à bord du « Friendship » pour gagner New-York. A New-York, Brillat-Savarin devient 1er violon au théâtre de la ville et donne des cours de français. Il rentre en France en 1797. Il est alors nommé secrétaire de l’Etat-Major du Corps d’armée d’Augereau, en Allemagne, puis commissaire du gouvernement au tribunal de Versailles. Après le 18 brumaire, il entre comme conseiller à la cour de cassation.

Déjà malade, il assiste à la cérémonie anniversaire de la mort de Louis XVI le 21 janvier 1826. Il décède quelques jours plus tard d’une pleurésie, le 2 février 1826, à l’âge de 71 ans. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise.

Les goûts de Brillat-Savarin étaient très éclectiques, même s’il est principalement connu pour son ouvrage de gastronomie, Physiologie du goût. Il était féru de musique comme de chasse, de philosophie et d’astronomie.
Il a écrit plusieurs ouvrages : Essai historique et critique sur le duel, et un Mémoire sur l’archéologie de la partie orientale du département de l’Ain (Bugey) ». L’ouvrage fut mis en vente le 1er février 1826. Brillat-Savarin ne put assister à son succès. Les droits d’auteur furent vendus par ses héritiers pour payer les droits de succession.

CAMUS Jean-Pierre évêque
Théologien et écrivain français né le 4 novembre 1584, à Paris et mort le 25 avril 1652 dans la même ville.
Élevé une partie de son enfance dans un château normand sur les bords de la Seine, il entreprend en 1600 des études juridiques à Paris, obtenant en 1602 une licence en droit canonique, puis un doctorat en droit civil à Orléans. Avocat au Parlement de Paris jusqu'en 1606,

En 1608, après une brève expérience monastique chez les Chartreux, il est ordonné prêtre, puis, la même année, promu par Henri IV, évêque de Belley. N'ayant pas encore l'âge canonique, une dispense papale est demandée, et il reçoit la consécration épiscopale des mains de son maître spirituel et ami François de Sales, le 30 août 1609. Il se montre par ailleurs assez critique, dans ses écrits, à l'égard des moines. En 1626, il estime dans Pétronille qu'ils n'ont pas l'exclusivité de la dévotion claustrale et qu'ils ne sont exempts ni de faiblesses ni de blâme. De même, dans Le Voyageur incogneu, il réaffirme qu'ils ne peuvent « prétendre au monopole de la dévotion ». En 1631, son Directeur spirituel désintéressé suscite également une vive polémique et conduit Jeanne de Chantal à lui écrire pour lui demander de ne plus attaquer les Capucins.

Il se démet de son évêché en faveur de Jean de Passelaigue en 1629, après avoir dirigé son diocèse pendant vingt ans et été député du clergé aux États généraux de 1614, et se retire en l'Abbaye Notre-Dame d'Aunay, près de Caen dont il est commendataire. En 1649, il quitte Rouen et se retire à l'hospice des Incurables, à Paris.

CHIGNIN (de) Anthelme, Saint Anthelme
(Né en 1107 - mort en 1178). Il est né au château de Chignin près de Chambéry en Savoie. Sacristain à la cathédrale Saint-Jean de Belley. Il est ordonné prêtre à 25 ans par Bernard de Porte, évêque de Belley. Il reçoit l'habit de Chartreux en 1137. Il est élu prieur de la Grande Chartreuse en 1139.

Le pape Alexandre III le nomme évêque de la cathédrale de Belley en 1163. Il y restera jusqu’à sa mort. Frédéric Barberousse, ayant entendu parler de ses vertus l'investit du titre de prince du Saint-Empire romain germanique en 1175, donnant tout pouvoir temporel à l'évêque sur la ville de Belley et son pays, afin d'affirmer son opposition au comte Humbert III de Savoie Après sa mort il est choisi comme saint patron de la ville de Belley.

DANIEL-ROPS (Henri PETIOT, dit)
Né à Épinal (Vosges), le 19 janvier 1901. Mort le 27 juillet 1965. A grandi en Savoie, puis à Grenoble où il passe ses licences de droit, d’histoire et de géographie. Il obtient l’agrégation d’histoire et entame une carrière de professeur, successivement aux lycées de Chambéry, Amiens, Bordeaux, puis au lycée Pasteur de Neuilly. Très tôt attiré par la littérature, il développe des activités parallèles d’essayiste et de romancier, et abandonne l’enseignement en 1945, pour se consacrer entièrement à l’écriture.

Ses romans : L’Âme obscure (1929), Mort, où est ta victoire ? (1934), L’Épée de feu (1939), tout autant que ses essais : Notre inquiétude (1927), Le Monde sans âme (1930), Rimbaud, le drame spirituel (1935), Pascal et notre cœur, Par delà notre nuit, Réflexions sur la volonté, Histoire sainte, Jésus en son temps, Mystiques de France.
Après la guerre, Daniel-Rops a été, de 1948 à sa mort, directeur de la revue Ecclesia.
Lauréat, en 1946, du grand prix de littérature de l’Académie française, Daniel-Rops est élu à l’Académie française le 3 mars 1955.

Venant régulièrement en Bugey, il situe son roman Mort, où est ta victoire ? à Belley qu’il nomme Saint-Pierre Sengelin. Une rue de Belley porte son nom.

DUNANT Henri (1828-1910)
Henry Dunant est né le 8 mai 1828 à Genève. La famille Dunant descend de protestants originaires du Languedoc, réfugiés à Genève après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, par Louis XIV.

C’est à Culoz, le 26 avril 1859, qu’Henry Dunant, âgé de 31 ans, de nationalité suisse, demande à être naturalisé Français, en tant que descendant de « réfugiés pour cause de religion ». Le fait qu’Henry Dunant ait choisi la mairie de Culoz pour acquérir la nationalité française s’explique notamment par la présence du domaine de La Chèvrerie où la famille passe ses vacances.
Le 24 juin 1859, les armées française et sarde font la guerre à l’empereur François-Joseph pour l’indépendance de l’Italie. Henry Dunant qui cherche à obtenir une audience de l’empereur Napoléon III à Castiglione, près de Solferino, est choqué à la vue de l’acheminement des blessés et des mourants. En 1862 il publie un mémoire à l’adresse des dirigeants politiques et militaires de l’Europe, intitulé Un souvenir de Solferino . Dans cet ouvrage, il témoigne de ce qu’il a vu et propose de neutraliser les services de santé en temps de guerre et de créer, dans tous les pays, des associations volontaires civiles de secours aux militaires blessés.

En 1864 est signée la Convention de Genève, qui fixe le sort des prisonniers blessés et malades, le statut des installations sanitaires et de leur personnel et le signe des services de santé : croix rouge sur fond blanc. En 1901, Henry Dunant reçoit le prix Nobel de la paix pour son œuvre et un secours matériel du gouvernement suisse. A sa mort en 1910, il est considéré comme un bienfaiteur de l’humanité. Le collège de Culoz porte son nom.

RECAMIER Joseph
Né le 6 novembre 1774, à Cressin-Rochefort (Ain), où son père était notaire royal. La famille Récamier faisait partie de la bourgeoisie et plusieurs de ses membres furent magistrats, notaires, médecins dont Anthelme Récamier (1745-1791), chirurgien à Belley, tout comme son père et son grand-père. Il fait ses études au collège de Belley, avant d’entrer en 1791 dans un cabinet de procureur, où il devait s’initier au Droit, dans la perspective de prendre la succession de son père. Il n’y reste que peu de temps et s’oriente vers la médecine. Il entre à l’hôpital de Belley dans le service de son cousin et homonyme, le docteur Anthelme Récamier, qui dirige le service de chirurgie ; il s’initie rapidement aux données de l’anatomie et il se fait remarquer pour son application.

En 1793, il est réquisitionné comme chirurgien auxiliaire de troisième classe dans le Service de Santé de l'armée des Alpes et envoyé en mission à Lyon pour prendre en charge les blessés du soulèvement de Lyon contre la Convention nationale. À la suite d'une nouvelle réquisition, il demande à être affecté dans l’Armée de Mer et envoyé à Toulon.
Il embarque sur la corvette Labrune puis sur un vaisseau de quatre-vingt canons le « Ca-Ira » (anciennement La Couronne) : nommé aide-major, il est désigné pour occuper le poste de second chirurgien puis premier-aide major.

En septembre 1797, il se rend à Paris et postule à l’École de Santé nouvellement créée où il se fait rapidement remarquer par son application mais aussi par son expérience. Il se présente et est admis, peu après, aux concours d’entrée de l’École pratique et, en décembre 1799, il obtient le Grand prix de l’École. Il soutint sa thèse le 18 frimaire de l’an VIII (9 décembre 1799).
Il est ensuite désigné comme médecin suppléant de l’Hôtel-Dieu de Paris, avant de devenir, le 8 décembre 1806, médecin chef, fonction qu'il assurera pendant quarante années. Atteint par la limite d'âge de 72 ans il conserve toute son activité professionnelle, donnant la préférence aux personnes pauvres. Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1850.
Il décède subitement le 28 juin 1852 à son domicile parisien de la rue du Regard, et il est inhumé au cimetière du Montparnasse.
L’hôpital de Belley porte son nom.

SERPOLLET Henri (1848-1915) et Léon (1858-1907)
Issus d'un milieu de petits artisans menuisiers de Culoz (Ain), ils mettent au point dans les années 1880 le premier générateur à vaporisation instantanée, inventé par l’aîné Henri et breveté en 1881. Léon crée en 1886, avec l’aide de l'industriel Larsonneau, la Société des Moteurs « Serpollet frères et Cie », et ouvre des ateliers à Paris, dans le 18e arrondissement : le tricycle à vapeur Serpollet est la première automobile industrielle.

C'est une Gardner-Serpollet appelée l'Œuf de Pâques qui pulvérise le record de vitesse terrestre sur voiture électrique, à 120,8 km/h, sur la promenade des Anglais de Nice le 13 avril 1902. Mort en 1907, à l'âge de 48 ans, Léon Serpollet est inhumé en grande pompe. Il ne connaît pas l'abandon de la vapeur pour les automobiles. Son frère Henri, resté dans l'ombre, lui survit huit ans.

SEYSSEL SOTHONOD (de) Marc
Né à Valence (Drôme) le 11 juin 1916, décédé à Songieu (Ain) le 8 juin 2000. Etudes à Valence puis à Grenoble. A l’issue de le Seconde Guerre mondiale, il s’installe à Chambéry. Membre du Touring Club de France, il participe au balisage des chemins pour le Comité National des Sentiers de Grande Randonnée mis en place en 1947. Administrateur de la Vanoise dès le lancement du Parc en 1963, il organise le premier tout de la Vanoise.
Il s’installe en 1976 dans le Haut-Valromey et devient adjoint au maire de Songieu. Il est président fondateur du Pays d’Accueil du Bugey.

URFÉ (d’) Honoré, comte de Châteauneuf, marquis du Valromey, seigneur de Virieu-le-Grand.
Né le 11 février 1567 à Marseille et mort le 1er juin 1625 à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Ecrivain français et savoisien, auteur du premier roman-fleuve de la littérature française, L'Astrée.
Il a fait ses études chez les jésuites. Homme d'action, il prend parti pour la Ligue catholique, et reste fidèle au duc de Nemours, qui le nomme lieutenant-général au gouvernement de Forez. Il meurt au cours d'une campagne militaire, en 1625, au cours de laquelle il mène les troupes savoyardes du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie contre les Espagnols.

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